Tous les mois, l'IA rebat les cartes de la productivité et — plus silencieusement — redéfinit les feuilles de postes.

L'IA est en train de manger la phase d'exécution dans tous les départements : elle code, design, spec, rédige, compile, reporte, debug, et j'en passe. Je le vois dans toutes les transformations de scale-ups que j'accompagne.

Et nous dans tout ça ? Eh bien on copie/colle : les specs de Claude à Notion, le design de Replit à Figma et le code de Claude Code à GitHub (ok, Claude le fait tout seul ça), etc. C'est réducteur je sais, mais on n'est pas loin. L'IA exécute, l'humain copie-colle. Bienvenue en 2026 !

Mais en tant qu'ingénieur, si je ne code pas, qui suis-je ? En tant que designer, si je ne design pas, qui suis-je ? Et en tant que PM, si je ne spec pas ? Vous avez compris.

L'IA est là pour rester. Et le challenge technologique me paraît être en fait incroyablement humain. Comment adapte-t-on les attentes de l'organisation envers ses équipes quand l'IA fait une part grandissante du taf que la fiche de poste décrit ?

Au-delà de l'IA comme une compétence — qui peut quand même commander une prime salariale de 20 à 40% selon les secteurs pour une vraie maîtrise — et sans tomber dans le micromanagement, clarifier les attentes dès le départ — qui fait quoi entre l'humain et l'IA, et comment on le mesure — pourrait être ce qui va séparer les organisations qui vont faire un 10x de productivité de celles qui vont faire un 10x de frustration.